Réglementation et fiscalité

Louer en airbnb en 2026 est ce rentable à Cannes ?

Pattern Upstays, pour symboliser l'architecture cannoise
Pattern Upstays, pour symboliser l'architecture cannoise

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Louer en Airbnb, est-ce rentable ? Notre réponse honnête pour Cannes

Chaque semaine, nous rencontrons des propriétaires qui nous posent exactement la même question : est-ce que louer en Airbnb est encore rentable à Cannes ? La réponse courte : oui, ici, la location courte durée rapporte encore nettement plus qu’un loyer à l’année.

La réponse longue mérite qu’on s’y attarde. Depuis la loi Le Meur, la fiscalité s’est durcie, la mairie a resserré ses règles, et l’écart s’est creusé entre les logements réellement bien exploités et ceux qui remplissent un calendrier sans stratégie.

Voici comment nous calculons la rentabilité réelle avec nos bailleurs, contraintes comprises.

Ce que la Croisette offre de plus qu'ailleurs

Une ville d’environ 75 000 habitants qui accueille près de trois millions de visiteurs par an, cela change toute l’équation immobilière. Selon les données publiées par la municipalité, elle se classe deuxième destination française de salons professionnels derrière Paris, grâce au Palais des Festivals et des Congrès.

Concrètement, le calendrier ne s’arrête jamais vraiment. Le MIPIM au printemps, le Festival en mai, les Cannes Lions en juin, le Yachting Festival en septembre, le MIPCOM en octobre, sans compter les congrès qui remplissent le Palais le reste de l’année.

C’est la différence majeure avec la plupart des stations balnéaires, qui vivent uniquement de juillet et août. Le marché immobilier local en tire une profondeur que peu de villes moyennes connaissent. Un appartement loué 1 200 € par mois en bail classique dégage souvent deux à trois fois ce montant en brut sur une année de location saisonnière bien menée, et les prix à la nuit pendant les grands rendez-vous atteignent des niveaux qu’aucune autre période ne permet.

Ce chiffre brut ne dit pourtant pas grand-chose. C’est ce qui reste après charges qui décide si l’opération vaut le coup.

Ce qui fait vraiment la différence sur la rentabilité d'une location

L’emplacement d’abord. Entre un studio à cinq minutes du bord de mer et le même studio à vingt minutes à pied, l’écart de prix par nuit et de remplissage se creuse fortement. La proximité du Palais et du centre pèse plus que presque tout le reste.

Le taux d’occupation ensuite. Un appartement exploité 70 % de l’année n’a rien à voir avec un autre à 40 %, même au même tarif. Ce remplissage dépend directement de la qualité des photos, de la note laissée par vos hôtes et de la vitesse à laquelle vous répondez aux demandes.

Le prix par nuit, qui doit bouger en permanence. Un montant figé toute l’année laisse énormément d’argent sur la table pendant les pics et vide le planning pendant les creux. C’est le travail le plus technique du métier, et celui que les bailleurs en autogestion sous-estiment le plus.

La qualité de gestion enfin. Un intérieur impeccable et des hôtes accueillis avec soin génèrent des avis à cinq étoiles, qui font monter votre visibilité sur les plateformes, qui remplissent le planning, qui vous permettent d’augmenter vos prix. La boucle se referme sur elle-même, dans un sens comme dans l’autre.

Les charges, là où le rêve rencontre la calculatrice

C’est ici que la rentabilité annoncée se dégonfle, et le passage du brut au net surprend toujours. Il faut compter le ménage entre chaque séjour, les textiles et leur entretien, les consommables, les commissions des plateformes, les frais de conciergerie si vous déléguez, et la taxe de séjour, que tout loueur cannois doit collecter puis reverser trimestriellement à la commune.

Ajoutez ce qui existait déjà : copropriété, assurance adaptée à l’activité, énergie, internet, entretien courant. Sur une année complète, l’ensemble représente une part significative du chiffre d’affaires, très éloignée de la simple commission Airbnb à laquelle beaucoup réduisent le raisonnement.

La loi Le Meur a changé la donne fiscale pour un investissement locatif

C’est le point que trop de bailleurs découvrent au moment de leur déclaration. La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur, a revu à la baisse l’avantage fiscal des meublés de tourisme.

Un logement non classé ne bénéficie plus que de 30 % d’abattement en micro-BIC, avec un plafond de recettes ramené à 15 000 €. Un logement classé conserve en revanche 50 % d’abattement et un plafond à 77 700 €.

L’écart est considérable, et il explique pourquoi le classement auprès d’un organisme accrédité par Atout France est devenu la première démarche que nous recommandons à tout nouvel arrivant. Le même texte a par ailleurs rendu le diagnostic de performance énergétique obligatoire, un point à vérifier avant toute mise sur le marché.

Pour ceux dont les charges sont élevées, le régime réel devient souvent plus intéressant que le micro-BIC, puisqu’il autorise la déduction des dépenses effectives et l’amortissement du bien. Le bon arbitrage dépend de votre situation patrimoniale, et il vaut une conversation avec un comptable spécialisé en fiscalité immobilière.

Les règles cannoises à connaître avant de se lancer

La ville encadre l’activité de près, et une erreur ici coûte beaucoup plus cher qu’une mauvaise saison.

Une résidence principale se loue au maximum 120 jours par an. Depuis le 1er janvier 2025, la loi Le Meur autorise les communes à abaisser ce plafond jusqu’à 90 jours par délibération motivée, une possibilité à surveiller de près sur un territoire aussi tendu que le littoral azuréen.

Une résidence secondaire n’a pas de limite de nuitées, mais elle exige une autorisation de changement d’usage auprès de la mairie. Sans ce document, vous restez plafonné à 120 nuits ; avec lui, votre appartement devient meublé de tourisme et l’exploitation passe en illimité.

Côté formalités, la municipalité a mis en place une télé-déclaration en ligne qui délivre un numéro d’enregistrement à treize chiffres, propre à chaque hébergement. Ce numéro doit figurer sur toutes vos annonces et être transmis à vos intermédiaires, sous peine de sanction. Les grandes plateformes retirent d’ailleurs automatiquement les offres qui n’en affichent pas.

La ville a également annoncé des quotas sur les quartiers les plus tendus, notamment La Banane et Le Suquet, dont l’application est attendue courant 2026. Dernière particularité locale que beaucoup ignorent : les boîtes à clés sont interdites, ce qui impose un accueil physique ou une serrure connectée.

Vous voulez savoir ce que votre bien peut réellement rapporter ? Notre guide propriétaires détaille le calcul de rentabilité poste par poste 

Alors, rentable ou pas la location Airbnb ?

Rentable, oui, quand le logement est idéalement placé, les prix pilotés, la fiscalité optimisée et la réglementation respectée. Dans ce cas, l’écart de rentabilité avec un bail classique reste très net, y compris après charges et impôts.

Beaucoup moins, en revanche, quand l’hébergement part à tarif fixe toute l’année, avec des avis moyens, une fiscalité subie et des dépenses non maîtrisées. Un planning plein à bas prix peut rapporter moins qu’un loyer à l’année, avec dix fois plus de travail à la clé.

La vraie variable n’est donc pas l’actif immobilier lui-même. C’est la façon dont il est exploité.

Notre rôle chez UPSTAYS

C’est exactement là que se situe notre métier. Nous ajustons les prix selon la saison et le calendrier événementiel local, nous soignons les annonces et l’accueil pour faire monter la note, nous veillons à la conformité réglementaire, et nous mutualisons les prestations pour contenir les dépenses.

Sur plus de 150 appartements gérés à Cannes et sur la Côte d’Azur, l’objectif n’a jamais été de remplir un planning. Il est de faire en sorte que chaque nuit vendue le soit au bon prix, au bon voyageur, sans que le bailleur ait à s’en occuper.

À Cannes, la rentabilité ne dépend plus seulement de l’emplacement. Elle dépend surtout de la qualité de l’exploitation. Et c’est précisément là que tout se joue.

Vos questions de propriétaire, nos réponses

Avant de confier votre bien, il est normal d’avoir des questions. Voici les réponses aux plus fréquentes.

Oui, la location Airbnb reste rentable en 2026 dans une zone touristique comme Cannes, à condition d’être exploitée avec rigueur.

  • Une demande soutenue toute l’année, portée par le tourisme de loisirs et le calendrier des congrès

  • Un avantage fiscal réduit pour les meublés non classés depuis la loi Le Meur

  • Des règles locales renforcées, avec enregistrement et autorisation à obtenir

  • Un écart croissant entre les logements pilotés sérieusement et les autres

Dans le cadre d’un investissement, il faut être conscient que le rendement automatique des débuts a disparu : la concurrence est bien là. Aujourd’hui, ce sont désormais le classement, la tarification et la qualité de gestion qui font la différence en fin d’année.

Un logement idéalement situé dans une grande ville comme Cannes et correctement géré par un service de conciergerie génère souvent deux à trois fois le revenu brut d’une location classique équivalent.

  • La localisation, avec une prime nette à la proximité du Palais et du bord de mer

  • Le taux d’occupation, dont l’écart entre 40 % et 70 % change tout le résultat

  • Les pics événementiels du Festival, du MIPIM ou du Yachting Festival

  • Les charges d’exploitation, qui séparent fortement le brut du net

Le chiffre annoncé par une plateforme ne veut donc pas dire grand-chose tant qu’il n’a pas été retraité de l’ensemble des coûts et de la fiscalité.

La courte durée l’emporte sur le revenu locatif, la longue durée sur la simplicité de gestion.

  • Bail classique : loyer stable, aucune charge d’exploitation, gestion minimale

  • Saisonnier, aussi appelé location Airbnb : revenus supérieurs, mais ménage, linge, accueil et veille tarifaire à assurer

  • Contraintes réglementaires nettement plus lourdes en meublé de tourisme

  • Possibilité de déléguer, qui rend la courte durée accessible sans y consacrer son temps

Le bon arbitrage dépend surtout de votre disponibilité réelle et de votre volonté ou non de confier l’exploitation à un professionnel.

Depuis la loi Le Meur, un meublé non classé relève d’un abattement de 30 % en micro-BIC, contre 50 % pour un logement classé.

  • Meublé non classé : 30 % d’abattement, plafond de recettes à 15 000 €

  • Meublé classé : 50 % d’abattement, plafond à 77 700 €

  • Régime réel : déduction des dépenses effectives et amortissement du bien

  • DPE obligatoire, rendu nécessaire par le même texte

Le classement auprès d’un organisme accrédité par Atout France est devenu l’arbitrage au meilleur rapport effort sur gain pour la rentabilité, et le choix du régime mérite l’avis d’un comptable spécialisé.

Un logement principal se loue jusqu’à 120 jours par an, tandis qu’un hébergement secondaire peut être exploitée sans limite après changement d’usage.

  • Résidence principale : 120 jours maximum, plafond que les communes peuvent abaisser à 90 jours depuis le 1er janvier 2025

  • Résidence secondaire sans autorisation : exploitation plafonnée à 120 nuits

  • Résidence secondaire avec changement d’usage : aucune limite de nuitées

  • Numéro d’enregistrement à treize chiffres obligatoire sur chaque annonce

Des quotas sont par ailleurs attendus sur les zones et quartiers les plus tendus, comme par exemple La Banane et Le Suquet, ce qui rend un passage en mairie indispensable avant toute publication.

Oui, une conciergerie devient rentable dès lors que l’augmentation des revenus dépasse le coût de sa prestation.

  • Tarification dynamique qui maximise le tarif selon la saison et les événements

  • Meilleur taux d’occupation grâce à des annonces optimisées et des avis voyageurs plus nombreux

  • Gain de temps en déléguant les arrivées, le ménage, le linge et le service client

  • Conformité réglementaire assurée, avec un accompagnement sur les démarches obligatoires

À Cannes, où quelques nuits réservées au bon tarif pendant un congrès peuvent représenter plusieurs centaines d’euros de différence, une gestion professionnelle permet souvent de compenser largement son coût tout en simplifiant le quotidien du propriétaire.

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